par Michel Valdrighi, 3X ans, bonne à tout faire du web le jour, superhéros injustement méconnu la nuit.
« Mais qu’est ce que tu ferais d’un poney ?
— Je sais pas. Mais j’aurais un poney.
— …
— C’est comme avoir un million. Tu en ferais quoi ?
— Je sais très bien ce que j’en ferais. Je le dépenserais, je voyagerais…
— Et bien même chose avec mon poney : je le ferais se dépenser, on voyagerait… Et s’il va trop vite, je pourrais faire comme avec un vélo, freiner avec les pieds ! »
Vous connaissez flickr, vous connaissez probablement FFFFound!.
Voici ffff*lckr : un site qui part du principe que les membres flickr dont vous aimez les photos, aiment probablement des photos que vous aimerez vous aussi.
Le fonctionnement de FFFFound!, avec la richesse des contenus de flickr !
En pratique, une fois connecté (nécessite un compte flickr), vos favoris flickr sont affichés sur la page. Clickez sur une photo, et les favoris de l’auteur de la photo s’affichent. Clickez sur une de ces photos là, et ainsi de suite.
Si vous n’aimez pas les favoris d’un utilisateur, vous pouvez remonter dans la page et clicker sur une autre photo pour prendre un nouveau chemin.
Et vous perdre encore, et encore, et encore.
(Et sinon, bonne année !)
Trop tard pour cette année, mais vous pourrez utiliser le bon vieux coup de l’avion en 2010.
Mais aussi (parce que c’est de saison, et que j’aime ce blog d’un amour tendre et vrai) :
En 2009 est sorti le tube dance « Ça m’énerve » de Helmut Fritz, dont un couplet mentionne « tous ces gens qui font la queue chez Ladurée ».
Il n’en fallait pas plus pour rendre la marque connue dans l’île.
Depuis, je note un changement dans les habitudes de mes compères de transhumance aérienne hivernale ; il y a un avant et un après Helmut Fritz.
Taux de passagers du vol Paris-Bastia porteurs d’un petit sac de macarons Ladurée.
Vous voulez rendre un truc à la mode en Corse ? Prenez un faux accent allemand, rajoutez des beats archi-convenus, et le tour est joué !
Hier un(e) internaute amateur(trice) du système métrique est arrivé(e) sur mon blog en cherchant « longueure en km de thierry henry » (ce qui me change vraiment du sempiternel « Ségolène Royal nue »).
On ne donne jamais la taille des sportifs en kilomètres, alors qu’elle pourrait être utile pour pronostiquer l’issue de rencontres :
« Et oui Jean-Mimi, avec une longueur totale de 0,038 kilomètres, cette équipe lituanienne devrait dominer le débat dans les airs. »
…ou pour faire un bilan à la fin d’une saison :
« L’équipe de France a battu 1,04 kilomètres d’équipes, dont 0,3 km par plus de 2 buts d’écart. »
Alors pour répondre à cet(te) internaute, voici des mesures qui satisferont les accros du système métrique :
…Et je vous arrête tout de suite, je ne sais pas quelle est la longueur en kilomètres de la main d’Henry.
Je viens de survivre à une séance de kiné sans massage — dans un coin populaire de ma banlieue tranquille — et à l’interception d’une boule de neige perdue, lancée par un jeune du quartier sur ses potes.
Cette boule de neige perdue a fait maugréer les deux dames d’un certain âge qui attendaient le 341 avec moi.
Il en ressort que le jeune musulman (oui, son port de la casquette a trahi son cosmopolitisme), en plus de ne pas parler verlan, devrait faire attention avec les boules de neiges.
Parce qu’après tout, madame Chazal, est-ce que nos jeunes chrétiens, eux, font des batailles de boules de neige en Arabie Saoudite ?
Aujourd’hui, on vend des jeux-films où le joueur ne fait qu’admirer les décors en roulant dans le siège arrière, une fois passée la phase de tutoriel où on lui a bien tenu la main.
Deux décennies plus tôt, on prenait en main Mario en deux écrans seulement et on jouait.
Quel éditeur de jeu aujourd’hui oserait commencer comme Metroid en forçant le joueur à trouver la marche à suivre tout seul ?
William Réjault En langage T9, quand je veux taper "quiche", il me propose "suicide".
Comme Pompom, 3 poulains sur 4 passent leur vie les flancs cruellement ravagés par les talons de nains à casquette.
Soyez charitable, mangez du cheval.
(En plus, c’est très bon.)
« Des adeptes du regroupement familial mettent en péril la survie de la civilisation occidentale. »
C’était une critique ciné des Ministères de l’Immigration et de la Ratonade.
Ce soir, France 2 vous fait éteindre des lumières et baisser le chauffage en diffusant les jolies images de Yann Arthus-Bertrand.
Que de beaux paysages et de gentils pauvres du bout du monde menacés !
On ne sent pas du tout que le débat sur l’écologie est confisqué, non non.
L’occasion pour toi, lecteur éco-responsable, d’apprendre encore plus de choses sur Yann Artus-Bertrand, comme tu as pu dernièrement en apprendre sur Chuck Norris ou Jean Sarkozy.
Or donc, les Yann Arthus-Bertrand Facts :
Détournez un peu les yeux des belles images de glaciers en péril, et complétez vous aussi cette liste dans les commentaires ou sur Twitter avec le tag #yannarthusbertrandfacts !
Si vous ne le faites pas, Yann Arthus-Bertrand mangera une famille de Bangladeshi.
Pour les sauver du réchauffement climatique.
La nuit de samedi, nous sommes allés à Bercy regarder les images mouvantes de la Nuit du Zapping ; une occasion de voir l’effet de la télé sur quelques centaines d’échantillons humains.
Je peux maintenant vous dire, par ordre croissant, les trois plus grandes causes de dégoût pour le public type de cette nuit là :
Oui, mes concitoyens détestent plus la Banque Postale que Nicolas Sarkozy, que Bush, que l’intolérance — même les démonstrations de racisme ont généré moins d’animosité.
La Banque Postale est un sponsor de la Nuit du Zapping depuis le début, et le seul sponsor des Après-midi du Zapping (la même chose, mais en itinérant dans les lycées), la raison dicte qu’ils ont un beau rôle. Il n’y a pas non plus de scandale lié à cette entité dans les dernières années qui pourrait justifier ces huées.
La seule raison possible serait qu’elle prend pour la Poste.
Ce qui m’amène à cette conclusion peu engageante : à force de ne plus s’intéresser aux causes des grèves et interruptions des services publics (les syndicats envoient des communiqués, les médias ne diffusent que “au fait, pas de courrier demain” ou “ils veulent une augmentation” sans préciser que leurs salaires ne sont pas glorieux), à force de nous avoir gavés les rétines des privilèges supposés des fonctionnaires, nous en sommes arrivés à haïr l’idée même de service public en général, de la Poste en particulier.
Il m’a fallu un moment pour déterminer ce que ça m’a rappelé : les deux minutes de la haine de 1984.
zengun (mon ancien blog anglo/francophone, mai 2000 à mai 2006)