intraordinaire 

michel v mange des enfants.

par Michel Valdrighi, 3X ans, bonne à tout faire du web le jour, superhéros injustement méconnu la nuit.

2008 12 31

réussi à cracker le code du FBI

Tiens, cette année le code que le FBI propose de cracker est assez trivial.
Pour les curieux : survolez ce texte pour voir la solution.

13:06 | 3 commentaires | tags :

2008 12 27

lost in translation

In Taiwan, it is a little weird, they don’t call it toilet, they call it “dressing room.” If you direct translate it, I think they will get it.

un pote Singapourien sur Facebook

Quatre mois plus tard je vois enfin pourquoi, alors que j’avais pourtant la traduction chinoise de toilets sous la main, personne à Taiwan ne comprenait ce que je cherchais.

19:38 | 0 commentaires | tags :

2008 12 20

du groupe comme modèle politique

Being in a band is always political, and musical improvisation is a beautiful model for how politics can work, how mutual trust and freedom can be integrated in group activity.

William Rauscher, critique de Gang Gang Dance - Afoot

12:16 | 0 commentaires | tags :

2008 12 17

la Flaque, ou comment j’ai presque obtenu un e-Darwin award

Faire ses courses le ventre vide est toujours une mauvaise idée.
En l’occurrence, hier j’ai laissé un pot de rillettes me faire de l’œil, et ce qui devait arriver arriva.

Plus tard je rentre, et je m’installe devant une série avec l’objet du délit et du pain.
Je maudis la personne qui a pensé que ce serait génial qu’une grosse couche de saindoux retarde la dégustation des rillettes, en raclant mon couteau bien gras sur le film plastique protecteur.
Je pose le film avec sa grosse noix de saindoux sur une surface plane, hors de portée d’un faux mouvement (la bière sur le clavier de la semaine dernière m’a appris au moins ça).

Alors je mate ma série, en m’empiffrant gaiement. Je pense que le lendemain la balance me fera la gueule, mais tout va bien.
La série est finie, je vais débarrasser, je cherche le bout de saindoux pour le jeter avec les miettes.

Et devinez où j’avais posé le saindoux ?… Sur la droite du trackpad de l’ordinateur.
À sa place traînait une belle flaque de gras, bien établie sur le trackpad et qui se dirigeait nonchalamment vers le clavier.

Panique, nettoyage frénétique au liquide vaisselle, il n’y parait plus rien mais j’ai dorénavant le Macbook le plus lubrifié du monde (et celui qui donne le plus envie d’une tranche de rillettes, mais heureusement l’odeur résiduelle est vite partie).

tl;dr j’ai failli tuer mon Macbook avec du saindoux.

00:32 | 2 commentaires | tags :

2008 12 15

contes de l’inattendu

Les histoires de Roald Dahl vues par un photographe de Vogue UK : Tales of the unexpected (avec des caméos de Tim Burton et Helena Bonham Carter).

19:03 | 0 commentaires | tags :

2008 12 14

embrassez qui vous voulez, mais pas à la télé

Homophobie ordinaire quand tu nous tiens : Téléstar met sur le même plan télévisuel la violence, le meurtre, et …les bisous gay. (via William Rejault)

16:43 | 0 commentaires | tags :

2008 12 13

vis ma vie de crustacé des grandes profondeurs

L’idée de passer la journée collé contre le tuyau d’acheminement de l’eau chaude, qui court le long du mur des toilettes, me semble de moins en moins irrationnelle.

17:09 | 2 commentaires | tags :

2008 12 11

un autre zeitgeist

I can’t find faces today that look as solemn as I photographed when I was young. I find tortured and miserable faces of the wretched and poor, but the middle class have adopted a Spring Break look, smiling big orthodontic smiles, waving arms and hoisting glasses, mugging for the camera like Paris Hilton or an American Idol. Different zeitgeist.

Cafe Selavy, Hopper, Kerouac and the Zeitgeist of Solitude

(Mais aussi : « My earliest memory is of legs and sunlight » chez ce même photographe.)

12:30 | 0 commentaires | tags :

2008 12 10

Le

[…] with almost no time to rework their presentations, the already screwed entrepreneurs were told they’d have to demonstrate their internet businesses without using the internet. That’s right — LeWeb was entirely without the web. Which I suppose makes it simply “Le”.

Paul Carr, Freezing cold, no internet, boring: it’s a French web 2.0 conference!

L’année prochaine, SFR / Orange en sponsor avec des clés 3G ?

18:14 | 1 commentaire | tags :

masculin / féminin

Lene Alexandra : My boobs are OK
Boys on Wheels : My balls are OK (via)

(Ah oui, j’ai un blog Skyrock pour poster des vidéos et des trucs à la con.)

16:13 | 1 commentaire | tags :

mots

la pire photo de 2008

C’est une arène romaine où traîne une femme-louve au regard sauvage. Abrités sous cette femme, les deux enfants adoptifs qu’elle protège de son corps, Romulus et Remus.

On remarque assez vite qu’il y a des détails qui clochent dans cette scène. Les bébés ont l’air de regarder à travers la louve. Les trois ont l’air de se tenir sur un promontoire qui surplombe une partie de l’arène, mais l’angle ne va pas. Soit la louve est sale et ses bébés propres, soit ses bébés brillent naturellement. Le regard de la louve fait plus penser à la vacuité étudiée des orbites des podiums qu’à la menace d’une mère animale. La louve, à quatre pattes, tient une tasse de café à la main.
Vous avez bien lu : la louve, à quatre pattes, tient une tasse de café à la main.

Annie Leibovitz a signé, pour le compte de Lavazza, la pire photo de 2008 (via).

Ou devrais-je dire les pires photos de 2008, puisque tous les éléments ou presque ont été pris séparément (bébés, femme-louve, décor), assemblés et aspergés d’un rendu bleuâtre maladif qui donne plus envie de boire de la ciguë que du café. On dirait même au premier regard, avant de remarquer la pose artificielle que fait le poignet du modèle en la tenant, que la tasse de café elle-même a été copiée-collée d’une plaquette publicitaire de l’annonceur.

Un mythe détourné pour le bénéfice d’un placement produit des plus incongrus…
Prochaine scène, Shiva qui déguste huit parts de Vache Qui Rit à la foi avec ses huit bras ? Hailé Sélassié qui entretient la savane avec une tondeuse Husqvarna ?

2008/12/31 01:02 | 1 commentaire | tags :

joyeuses névroses familiales

Il me semble important de préciser que cette année il n’y a eu aucune mention de « ce qu’il nous faudrait c’est une bonne guerre », que l’auteur habituel s’est mis à parler en euros (ce qui m’économise enfin la pesante conversion anciens francs vers euros… ça n’avait aucun sens d’ailleurs, il est né un an après le nouveau franc), que le « tout se perd » opère une percée foudroyante dans les conversations, que la famille a le bon sens de ne rien mettre sur le dos de « la crise », que les murs d’un mètre d’épaisseur c’est cool mais pas pour capter quoi que ce soit avec le réseau Orange (toi aussi apprends à regarder tes e-mails collé à la fenêtre), que maman lira un jour ces lignes maintenant qu’elle a un ordinateur potable, que le journal de Pernaut est toujours un grand moment de n’importe quoi (chez TF1 il existe un cahier des charges qui stipule que même les sujets les plus anodins doivent mentionner « la crise », et le jour de Noël on commence par urbi et orbi avant même de laisser la parole au présentateur), que c’est vraiment pas de bol de quitter Paris et son temps de merde pour qu’en fin de semaine ce même temps de merde arrive seulement sur le sud-est, que c’est fnu d’avoir des pings de 30 secondes en Edge, et que l’année prochaine je reviens avec le permis de conduire histoire de ne pas me faire chier comme un rat mort.

C’était Noël 2008 à Bastia, un cru tranquille et moins névrosé que les précédents.
(Et si j’étais un blogueur standard du type « vieux de la vieille, prénom-nom.com, qui a appris avec Loïc Lemeur en 2006 », je vous dirais : et vous ?)

2008/12/25 20:06 | 1 commentaire | tags :

du procès comme une fin en soi

« Alors, le prévenu est-il coupable ou non coupable ?
— La chose est claire : il est, de toute évidence, innocent, a répliqué Mlle Y. d’un ton irrité.
Le tapage a redoublé.

« Ce que vous dites là est déconcertant.
— Déconcertant ? Pas le moins du monde ! Ou alors, pourquoi m’a-t-on citée ici ? Comment ! Vous oseriez rejeter la disposition d’un témoin comme étant dénuée de base solide ! Il n’y a pas de loi qui le spécifie !
— C’est exact. Mais les autres disent qu’il est coupable ; vous ne faites qu’embrouiller tout pour rien. C’est l’un ou l’autre, et il n’y a qu’à trancher !… Bon. Voilà une affaire, on peut le dire !, qui nous donne du fil à retordre !
— Il n’y a rien là que de tout à fait normal ! Sans quoi des procès comme celui-ci n’auraient aucune raison d’être ! »

J’ai trouvé l’attitude, la réponse de Mlle Y. intrépides, véritablement héroïques. J’en ai été profondément touché et je me suis promis que si je me tirais sain et sauf de ce procès, il me faudrait à tout prix lui faire part de mon sentiment.

« Néanmoins, selon mon opinion personnelle, a poursuivi l’un des deux philosophes d’une voix ensommeillée, il ne m’apparaît pas qu’il en doive être nécessairement ainsi.
« Pour la raison que, si procès il n’y avait pas, il n’y aurait pas non plus d’accusé ; et que s’il n’y avait plus d’accusé, il ne serait plus possible qu’il y eût crime. Or, admettre l’impossibilité du crime reviendrait à dire que le vol n’a pu être perpétré, quand bien même, il y aurait eu intention de voler. D’où résulte que c’est parce qu’un sujet a eu l’intention de dérober un objet et a pu librement le dérober que, dans notre monde, il est d’absolue nécessité qu’il y ait procès. »

Un peu partout, des applaudissement ont accueilli ces paroles. Si clairsemés qu’ils fussent, le philosophe pourtant, la mine épanouie de satisfaction, a poursuivi, mais sa voix, cette fois, était celle d’un homme totalement éveillé :

« Ainsi, la réalité effective de la présente audience doit être considérée comme la preuve que le prévenu aspire à être coupable !
— Comment peut-on sortir des arguments aussi ineptes ? », a lancé Mlle Y. dans le feu de la colère. À quoi l’autre philosophe, d’un air ennuyé :
« Que l’argumentation soit inepte, c’est ce qui est établi de longue date. Cela dit, et ceci étant posé comme une vérité d’évidence, nous n’avons pas de temps à gaspiller.
Une vérité d’évidence est une chose sacrée ! »

Kôbô Abe, Le Crime de M. Σ. Karma

2008/12/19 16:51 | 0 commentaires | tags :
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meule de foin

le passé

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